—Ça t'a fâchée de ne pas savoir le testament de Lescaa?
La jeune femme garda le silence.
—Tu comprends: il y a le secret professionnel d'abord; et puis... devant les domestiques...
—Je ne te pose pas de questions, répondit Mme Beaudésyme, qui, ayant regagné sa place de ruelle, s'y tenait rigide et jointe.
—Eh bien! écoute, reprit l'époux, après avoir vainement tâché de reprendre prise. Si je te raconte...
—Non, non, je ne demande rien.
—Dormons, alors.
Et il se retourna. Cela ne faisait point l'affaire de la jeune femme, qui demeura un instant immobile, puis reprit son manège.
—A la fin, c'est insupportable, grogna le notaire, qui cette fois étreignit sa femme tout de bon.
—Non, Alexandre, non... ne me touche pas. Tu gardes tes secrets, moi les miens.