—Oui, les hommes, je ne sais pourquoi, la trouvent assez aguichante.

Et avec un éclat de rire peut-être un peu forcé, elle ajouta, en baissant la voix, ces paroles dont la logique demeurait obscure:

—Quel dommage que ce soit votre... filleule.

CHAPITRE IV
L'APRÈS-MIDI DANS UN PARC

Jean-Prudence Michon-de-Cérizolles arriva vers la fin d'août à Ribamourt. Sur les trois heures du matin, tout étant clos, les lampes même du baccara éteintes, on entendit le roulement sans cahots d'une automobile, et puis, devant l'hôtel Gastou Fébus, un arrêt, des trépidations, des appels de trompe. Personne ne paraissant, le seul clair de lune vit sortir de voiture un jeune homme maigre qui ôta ses lunettes, poussa quelques jurements et, muni d'une canne pareille à un bélier que son chauffeux lui avait tendu avec effort, fut en asséner quelques coups dans la porte de l'hôtel, dont il dédaigna la sonnette. De nouveau rien ne se montra, sinon quelques clients aux fenêtres. L'un d'eux ayant marqué très haut son dégoût de ne pouvoir dormir, une voix perçante, mordante, demanda:

—Vous voudriez peut-être qu'on aille vous bercer?

L'inconnu, interpellé à ce moment dans sa chambre par une autre voix, mais indistincte, se tut. Le chauffeux éclata de rire. Cérizolles recommença son tapage.

Cependant, abîmé dans ce néant où un veilleur, sans doute, est seul à choir, celui de l'hôtel Gastou Fébus, sentait qu'il se passait à l'extérieur quelque chose de déplorable, qui, tôt ou tard, le réveillerait. Et peu à peu il émergea des ténèbres en s'écriant: