Vitalis avait à peine passé le portail, et oublié déjà les Part-prenants, quand il entendit courir derrière lui. C'était Firmin de Mesplède.
—Où allez-vous, Monsieur Paschal, demanda-t-il sans autre salut.
—A l'Agneau du même nom, répondit le jeune homme un peu surpris. Venez-vous par là?
—Oui, mais vite, alors; et revenons. On ne sera peut-être pas de trop dans un moment.
—Qu'y a-t-il donc? Les Anglais?
—Oui! Une belle idée qu'a eue là votre patron de donner à dîner le jour du métïngue.
—Les invitations étaient faites bien avant, et on avait déjà renvoyé deux fois, à cause de la maladie de cœur de mon cousin. Et puis ils ne nous mangeront pas, je pense.
—Les gens qui tuent les hirondelles, ce n'est pas pour les manger, non plus.
—Mais enfin, qu'est-ce qui se passe?
—Voilà. J'étais à ce métïngue, donc, et pas seul, croyez-moi. Oh! vous savez: des sabotiers... comme moi. Les messieurs n'aiment pas trop crier ce qu'ils pensent. Pour crié, on a crié; et chanté: contre l'Onagre, bien entendu. On voulait même aller lui faire un charivari. Mais il n'y est pas, à ce qu'on disait, et, par contre, les gendarmes autour de chez lui: c'est même pour ça qu'il n'y en avait pas plus que de louis d'or, devant la mairie. Alors tout s'est retourné contre Beaudésyme, et son dîner. On a même dit que M. Lescaa s'y trouvait. Je ne sais pas qui, ou plutôt je m'en doute: c'est Bensibett, le fort caillou, que j'ai vu causer à part avec le greffier à Pétrarque, ce cascan, vous savez, qui a la gale.