—Ma chère amie, le comte de San Buscar. Vous avez dû apprendre mon mariage, demande-t-il.
—Certainement, mon cher ami. Toutes mes plus sincères félicitations.
San Buscar dissimule mal, sur sa grosse figure, en regardant Sylvère, cette pensée commune aux hommes qui rencontrent de nouveaux mariés: «Si je pouvais être le premier avec qui elle le trompera!»
—Vous venez de la chasse, Monsieur?
—Si, justement. J'ai été tuer quelques sarcelles sur la Nive.
Et, s'adressant à Mariolles, en ouvrant les bras:
—On prend ce qu'on trouve. Il n'y a pas de gibier dans votre pays, mon cher. Je voudrais que vous vissiez ça, dans l'Amérique: c'est une chose extraordinaire.
—Il y a peut-être moins de chasseurs. A part cela, que devenez-vous? En garçon, à Biarritz?
—Mais non, mais non. La comtesse, elle est là aussi.
—(«Tiens, se dit Sylvère, tiens; tiens: la comtesse est là.» Et si elle n'ajoute pas dans son for intérieur: «Chouette, on va rigoler», c'est que ces expressions ne lui sont point familières.)