—Non.

—Vous savez qu'il était alcoolique. Alors on l'a guéri très bien, dans un hospice qu'il y a pour ça en Allemagne. Et tout de suite après il est devenu fou. En trois mois il est mort.

—Quelle jolie chose, la science, murmure Mariolles.

Mais Sylvère ne paraît point de cet avis; sa lèvre de dessous pointe, comme chez les enfants qui ont du chagrin.

—La famille aurait dû faire un procès au médecin allemand, remarque Mme de San Buscar.

Il y a un silence, pendant lequel on entend s'escrimer un monsieur, avec une espèce de fusil à fusées, au bout de la terrasse, contre une cible invisible. Si par impossible on faisait mouche, il se passerait sans doute quelque chose de monstrueux, on ne sait pas quoi au juste. Ça allumerait un soleil, ou bien ça renverserait le ministère.

—Est-ce que vous avez jamais vu réussir, San Buscar?

—Oui, une fois; un monsieur qu'on ne connaissait pas, personne, et qui a été trouvé mort le lendemain, dans son lit.

—C'est l'administration du Cercle qui se sera vengée. A propos, vous ne m'avez pas dit grand'chose de la partie. Du gros monde?

—Vous ne comptez pas jouer, Tony? demande Sylvère.