—Cette fille est stupide, interrompt le philosophe. Voyez-vous une tribune de femmes sans chemises? Ça serait horrible.
—Entre tant Nane se lève, passe dans la salle de bains. Déjà elle n'a plus que ses babouches et son collier. Douche froide, courte; et puis, houp! elle saute dans le bain chaud, en éclaboussant les carreaux vert pâle. Conversation avec Justine:
«—Monsieur viendra déjeuner» (Monsieur, c'est moi, ces temps-ci).
«—Bon; c'est la cuisinière qui va encore en faire, du rousqui**.
—Je vous prie de me lâcher le coude, avec vos grossièretés. Voyez-vous cette créature; faudra que je prenne les messieurs sur ses certificats, maintenant! Et qu'est-ce qu'elle dit encore?
—Elle trouve que Monsieur le fait à la pose; qu'il lui faut à chaque repas un plat chaud, au lieu de manger de la viande froide, comme tout le monde; qu'il se plaint toujours de ce qu'il n'y a pas assez de sel; et patine, et pataine...
—Je vous ai défendu de me raconter tous ces ragots... Et dire, mon Dieu, qu'il va falloir aller essayer cette jupe!»
Ici Nane préside à quelques savonnages d'intérieur. Je vous passe le reste de la toilette.
—Oh! si vous en sautez.
—Enfin l'heure du déjeuner arrive; monsieur aussi; un homme charmant, un peu incolore, mais si correct. On me connaît d'ailleurs.