Conséquence naturelle de cette chaleur fébrile, une soif ardente desséchait son palais.

Dans son va-et-vient par la chambre, il aperçut sur la table le vin qu'il s'était versé un moment avant l'arrivée de la fugitive.

Il prit le verre machinalement et en vida environ la moitié.

Puis, le reposant brusquement avec une grimace de dégoût:

—Pouah! s'exclama-t-il, ce vin est exécrable!

Ensuite, après réflexion:

—Ah çà! est-ce que je deviens fou? Un crû que j'avais trouvé excellent jusqu'ici! C'est l'amertume de mes pensées qui me le gâte!

Et il voulut continuer sa promenade...

Mais il se sentait las. La tête lui pesait. Ses jambes se dérobaient sous lui....

Attribuant ce malaise au trouble de son esprit, il s'assit devant la table, s'accouda sur la nappe et mit son front dans ses mains...