Mais ses velléités de conquête s'arrêtaient à ce badinage.
Non pas que l'envie lui manquât de pousser plus loin, ah! mais non!
Mais le loisir lui faisait défaut:
Times is money!
Toujours par monts et par vaux, on ne le voyait faire que de courtes et rares apparitions à New-York et dans les grands centres où, du reste, malgré ses dollars, la gentry ne l'eût point volontiers «accepté» à cause de son origine nègre.
Ajoutons qu'il n'avait jamais eu le temps de faire un voyage en Europe, et qu'il ne parlait que l'anglais ou que les différents idiomes des peuplades sauvages avec lesquelles il s'était trouvé en relations.
En revanche, il savait compter et sacrer dans toutes les langues.
Son aîné ne lui ressemblait point.
Celui-ci avait été beau, autrefois, dans sa jeunesse: beau, par la correction des traits, la «convenance» des manières et l'irréprochabilité de la tenue.
Par malheur, les jours et les nuits passés devant un bureau à aligner sur le papier des chiffres et des combinaisons ne dévorent pas moins la santé que les veilles employées à caresser les pots, les cartes et les tendrons.