D'ailleurs, je me réservais de m'occuper d'Eva,—c'est ainsi que l'enfant s'appelle,—lorsque l'heure du repos aurait sonné pour moi...

Cette heure va sonner dans un moment prochain...

Mais ce ne sera pas celle du repos que j'espérais...

Ce sera le glas qui m'ouvrira les portes de l'éternité...

C'est vous, Sam, qui accomplirez le projet que j'avais formé...

Vous irez en Europe, en France, à Paris; vous vous mettrez en quête d'Eva; vous la retrouverez,—dussiez-vous, pour cela, dépenser la moitié de ma fortune...

Il y a là, sous mon oreiller, un portefeuille contenant toutes les indications qui seront de nature à vous guider dans vos recherches...

Ce portefeuille renferme, en outre, deux actes également importants:

Par le premier, je reconnais solennellement pour ma fille l'enfant née à Paris le 2 juin 1856 et déclarée à l'état-civil du neuvième arrondissement sous les nom et prénoms d'Eva-Flore Ferrand, de même que je l'institue légataire de tout ce que je laisse après moi...

Le second vous constitue exécuteur unique de cette suprême volonté et vous confie la tutelle de votre nièce...