Il n'y a pas, à la fête des Loges, que des cuisines et des buvettes.
Il y a les pavés de Dijon et les nonnettes de Reims; les berlingots d'Afrique; les dattes débitées par un Abencérage de la Courtille; toutes les variétés de pâtes fermes; le coco laxatif, le cidre pour déterger et le sirop de Calabre aussi «bénin, bénin, bénin» que les remèdes à aiguille dont les matassins de Molière poursuivent M. de Pourceaugnac.
Il y a les tirs aux pigeons et aux macarons, la toupie hollandaise et le billard chinois, la roulette hydraulique et le Massacre des Innocents:
—Demandez douze balles pour un sou!
Il y a des carrousels, des escarpolettes, des vélocipèdes, des pétards, des mirlitons, des bals, des concerts, des boutiques, des fleurs en papier, des trompettes en carton, de la porcelaine en faïence et de l'argenterie en maillechort:
—La partie, messieurs! La jolie partie!
—La vente, mesdames! Voyez la vente!
Il y a,—enfin et surtout,—il y a la Banque de France.
Expliquons-nous:
Il ne s'agit pas ici de cette masse de pierres de taille, blindée de fer à l'intérieur, qui arrondit, entre la place des Victoires, le Palais-Royal et la rue Neuve-des-Bons-Enfants son abdomen farci de trésors.