En ce temps-là, Lagardère,—le héros du roman de Paul Féval et du drame d'Anicet Bourgeois,—était particulièrement à la mode chez nos voisins.
Sous ce titre: J'y suis! ou la Devise de Nevers, tous les théâtres de Londres jouaient avec succès une traduction ou «adaptation» du Bossu.
Le prince-héritier s'inspira avec à-propos de cette «actualité» pour déclarer, en applaudissant la fillette:
—C'est la filleule de Lagardère.
Le surnom resta à Florette.
Il n'en fallait pas davantage pour que la gentry l'adoptât.
Il est certain que, s'il lui avait plu d'ouvrir une salle, elle aurait eu pour élèves tous les membres de l'aristocratie et de la fashion.
Mais elle n'était pas encore assez sérieuse pour démontrer.
Ensuite, bien qu'elle ne fût précoce que de corps, les Snail ne se souciaient qu'à demi de la laisser approcher des papillons flirteurs.
Partant, ils veillaient au grain, n'ayant pas envie que leur poule aux œufs d'or leur fût enlevée par un amant ou un mari.