—Tenez, la Gazette des Tribunaux en parle encore ce matin...
Patte-de-Fer prit la feuille et lut les détails que nous connaissons.
Quand il eut achevé sa lecture:
—Eh bien, demanda l'inspecteur, qu'est-ce que vous pensez de tout ça? Est-ce assez complet, assez corsé, assez obscur? La bouteille à l'encre, quoi! Là, vrai, parole sacrée, le journal a raison: c'est à dégoter le drame de Pantin!...
Toute la boutique est sur les dents; le parquet n'y voit pas plus loin que son nez; le patron en jette sa langue aux chiens et votre serviteur en perd la tramontane...
Alors on s'est dit partout, depuis le cabinet du préfet jusqu'à celui du juge d'instruction et depuis les bureaux jusque dans le public:
«—Il n'y a que Patte-de-Fer qui puisse nous désembourber de l'ornière où nous barbotons. C'est le malin des malins, le finaud des finauds, le débrouillard des débrouillards. Allons le relancer dans sa retraite champêtre. Il ne refusera pas de nous donner un coup d'épaule. Ce sera censément son retour de l'île d'Elbe; mais, au bout de ce retour-là, il y aura un Austerlitz à la place d'un Waterloo».
Et ce n'est pas uniquement l'avis des camarades et des gros bonnets de la maison: c'est encore celui de la presse...
La feuille que vous avez en main ne se gêne pas pour l'écrire...
L'opinion vous regrette; les amis vous réclament. Nous serons tous heureux et fiers de travailler à nouveau sous vos ordres...