A partir de l'Arc de Triomphe, la cohue devenait plus compacte encore,—s'augmentant de tous les équipages de maître qui abondent en ces quartiers aristocratiques et privilégiés.

Des amazones, des cavaliers trottaient ou galopaient dans l'allée qui leur est réservée.

Dans celle affectée aux piétons, des espaliers de curieux s'alignaient le long des barrières, avec ce furieux désir de voir, de rire et de blaguer qui est le propre de toute agglomération parisienne.

Patte-de-Fer marchait dans ce mouvement et dans ce bruit, le front penché en avant, ne regardant rien, n'entendant rien, l'air fasciné et recueilli.

Certes, il avait hâte de parvenir au but de son excursion...

Et cependant, pour y arriver, il avait pris par le chemin des écoliers.

Cependant, pour y arriver à mesure qu'il approchait son pas s'alourdissait et se ralentissait.

On eût juré que, tout en souhaitant de franchir le seuil de la maison de Florette, il avait frayeur de ce but, du moment où son pied toucherait ce seuil.

Pourtant, il ne s'agissait plus d'inventer un prétexte pour pénétrer dans ce paradis habité par notre héroïne.

Ce prétexte, il l'avait. Un prétexte! Que dis-je? Quel motif plus sérieux pouvait inspirer sa démarche?