Puis, bientôt, les conséquences de ce hasard s'étaient formulées dans l'esprit de l'ancien limier avec une netteté et une rapidité foudroyantes.

Le compagnon de l'homme assassiné devait connaître ce dernier, puisqu'on les avait vus entrer—sur un pied d'intimité assez étroit—dans un établissement public.

Il serait sans doute en mesure de renseigner la justice sur le nom, l'origine, la position, les agissements, les tenants et aboutissants du malheureux.

On apprendrait de sa bouche d'où arrivait celui-ci, ce qu'il venait faire à Paris, quelles relations il y comptait, quand et comment les deux voyageurs s'étaient séparés, peut-être même quels intérêts avaient armé le bras de l'assassin...

Mais quoi! tous ces détails, pourquoi l'Américain ne les avait-il pas déjà donnés à la justice?

Il ne lui était point permis d'ignorer le crime commis.

Celui-ci avait eu assez de retentissement.

Les journaux, la rumeur publique en avaient parlé assez haut.

Et cet étranger avait gardé le silence!

Dans quel but?