—Partageons! répéta Sébastien.
L'hôtesse fit un geste énergique de refus:
—Partager?... Jamais!... On me couperait plutôt par morceaux!...
Autour d'elle toutes les physionomies étaient sombres. Un murmure de colère s'éleva, grandit et éclata en menaces:
—Maman, ne nous forcez pas à vous manquer de respect!
—Encore une fois, partageons,—ou il y aura du grabuge.
Ses deux cadets et sa fille aînée marchaient sur la vieille femme avec des intentions d'une hostilité non équivoque. Le fils aîné ne bougeait point. Il réfléchissait.
Une nouvelle bataille allait avoir lieu. A qui resterait la victoire? Dans l'ordre des choses logiques, le cas ne présentait pas l'apparence d'un doute: la jeunesse robuste et dépourvue de scrupules de Marianne, de François et de Sébastien devait avoir—promptement—raison de l'obstination d'une sexagénaire.
Cependant, pas une ombre d'inquiétude ne rembrunissait le masque parcheminé de celle-ci. Son regard dur et froid se promenait sans crainte sur ses trois adversaires qui se rapprochaient d'elle...
Quand l'attaque imminente fut près de la toucher, elle n'ébaucha aucun mouvement défensif: elle se contenta de siffler doucement...