L'Alsacien avait appuyé:

Ia wohl, et che fais afec fus, si fus fulez pien le bermettre...

Tous les cinq s'étaient mêlés à la plantureuse cohue qui obstruait les abords de l'église.

Joë Blagg se trouvait au premier rang des badauds. Une voix fredonna derrière lui:

A la Monaco
L'on chasse et l'on déchasse...

Il se tourna et aperçut à ses côtés un Allemand ventri-potent—avec un mortier de fourrures à queue de rat enfoncé jusqu'aux sourcils, une lévite de courte taille, des bottes de postillon, une pipe de porcelaine, et des yeux de basilic abrités sous des lunettes bleues,—qui lui souriait en murmurant:

Ia wohl...

En même temps chacun des commis-voyageurs épars dans la masse acheva le couplet mezza voce:

A la Monaco
L'on chasse comme il faut...

Sapristache! pensa Joë, la comédie peut commencer: les artistes sont à leur poste.