— Du Marty, charmant garçon!

ou :

— Germaine est bien heureuse.

Puis, satisfaite d'avoir placé son mot, elle tirait de sa poche une vieille bonbonnière d'écaille, s'offrait une pastille à la violette et revenait, sereine, à ses patiences.

— Ce qu'il faut espérer maintenant, dit M. Pierron avec netteté, et ce que je vais de toute mon autorité conseiller à Marcel, c'est que les choses en restent là. Germaine est bien coupable. Du Marty ne l'est pas moins. Que gagneraient ces deux malheureux à des procès d'adultère et de divorce aussi odieux que ridicules? Il faut laver son linge sale en famille.

Mme Dugast acquiesçait de tout cœur. Certes, tous les arrangements étaient préférables à ce double scandale.

— Car, ajoutait M. Pierron, il ne faut pas se dissimuler que les torts les plus graves sont, malgré tout, du côté de Germaine. Et cela, tant en l'espèce qu'en vertu de ce juste principe qu'en cette matière la femme est toujours plus coupable que l'homme. Telle est non seulement la lettre, mais encore l'esprit de la loi.

Hélène eut son petit relèvement de tête batailleur, et ce sourire qui avait le don d'irriter son grand-père.

— Ainsi, dit-elle, pas de prison pour les Du Marty? C'est une galanterie que le Code réserve à la femme!

M. Pierron, atteint dans ce qu'il avait de plus cher, dans l'œuvre sacro-sainte de son père, le grand Onésime, trancha d'un ton sec :