Et Toinette montra, sur la porte du jardin, un papier déchiré, où était écrit: S'adresser au n° 10.

—Allons demander!

Ils allèrent au 10. Une grosse dame leur dit:

—Nous pouvons visiter. Les propriétaires sont mes amis (elle cita leur nom), vous les connaissez?

—Non!—dit André.

Cela l'étonna beaucoup; comment ne connaissait-on pas ses amis? Elle précisa: de gros commerçants? rue du Sentier? leur fille avait été malade? et l'ignorance persistante d'André lui inspirait de la défiance.

Elle ouvrit la porte. Quelques marches donnaient sur une petite terrasse, en hauteur sur la rue. On monta par un escalier caché par la verdure.

—Le jardin d'abord, n'est-ce pas?

Il n'était pas grand, mais on avait une tonnelle, deux ou trois grands arbres, tout un joli coin frais de feuillage.

Derrière, était un potager, avec des pommes de terre. Le long des allées, mûrissaient des poires et des pommes. La dame désigna un cerisier, un abricotier et deux pruniers. Le long du mur grimpait une vigne.