Il s’approcha. C’était une épave, parbleu ! A dix pas seulement, il reconnut qu’elle avait eu forme d’homme. A cinq pas, il discerna un grand corps à bottes de cuir, sans doute un de ces hauts Norvégiens dont le sloop avait sombré devant la barre, au Corsan.

Le cadavre ballonné n’avait plus de visage ni de mains, son ventre était ouvert, Pierre Halgan y vit un poisson mort et une multitude de crabes qui grouillaient.

L’horreur le fit s’éloigner à grands pas, courant presque. Il lui semblait que la beauté merveilleuse des choses était gâtée, salie. Il frémit d’envisager ce qu’a de précaire la vie et de fallacieux le bonheur. Il ne se ressaisit que dans la lande, parmi les arbres calmes et les genêts et les ajoncs fleuris. Alors, il murmura, fervent, ces mots propitiatoires :

— Germaine ! Tony !

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Tante Million

[1]

I.

— Le lunch orageux

[5]

II.

— Qui va à la chasse perd sa place

[12]

III.

— Rouge perd !

[19]

IV.

— A la rescousse

[26]

V.

— Les grandes idées de M. Colembert

[33]

VI.

— La partie en mer

[41]

VII.

— Nouvelles tribulations

[48]

VIII.

— Un nouveau visage

[55]

IX.

— Rentrée

[62]

X.

— Des parents pauvres

[69]

XI.

— Les Vertbois disposent

[77]

XII.

— Chez Me Miraton

[85]

Le cri de la vie

[93]

La bague au doigt

[103]

Dominical

[113]

Le ressort caché

[121]

Le masque brisé

[131]

L’épreuve

[141]

L’esclave

[149]

Quelqu’un passe

[157]

La gardienne

[165]

Pour se cacher

[175]

La victime

[185]

Par ici, la sortie !

[193]

La montre

[203]

Le jour et la nuit

[215]

Lettre trouvée

[223]

Pour passer le temps

[231]

Devant la mer

[237]

E. GREVIN — IMPRIMERIE DE LAGNY — 6-1925.