M. Harle souffrit bientôt de tout. Comme la pompe était dure ! C’était fou, ces lessives séchant dans l’enclos et où, confus, il reconnaissait ses chemises et ses caleçons ! Et, vraiment, Zoulou et Bulli étaient insupportables. Bon ! voilà que Maria s’offrait des rages de dents, et que Juliette devait la suppléer et faire la cuisine !

Un jour, il la surprit qui sanglotait, dans la lingerie, en rangeant des nappes. Alors il comprit qu’il l’aimait et son cœur creva.

— Juliette, il ne faut pas… il ne faut pas…

Et il lui prit la main tendrement, avec la terreur que sa femme l’entendît et survînt.

Elle se débattit comme s’il lui faisait mal, puis, s’épongeant les yeux, plus calme, elle lui sourit misérablement. Quel sourire ! M. Harle en fut chaviré.

Le soir même, après une explication pénible avec sa maîtresse, elle quitta la maison.

— Crois-tu ? dit Mme Harle suffoquée. Elle nous plaque ! Moi qui ai été si bonne pour elle !

Juliette Tambourg reprit son métier de couturière, mais elle ne revint plus jamais chez ses anciens maîtres.

Et M. Harle, résigné, pensa que cela valait mieux ainsi.

QUELQU’UN PASSE