Depuis l’année 1841, le commerce des Philippines a pris une importance plus grande; et maintenant, en 1855, on peut calculer sur un bon tiers au-dessus des chiffres qui précèdent.

Pour compléter les renseignements que je donne sur le commerce de Manille, il me reste à parler des poids et mesures dont on fait usage dans le pays, des droits de douanes, et de la police des ports de Manille et Cavite.

Le pico ou pécul des Philippines pèse 137 livres espagnoles, soit.65 kil. 25 c.
Il se divise en 10 chinantas et 100 caltis de 16 taëls; d’où il résulte que le taël pèse 579 gr. 84 cent. On ne se sert de ce poids que pour l’or en poudre et les perles.
Le pico ou pécul de Chine ne pèse que.60 kil. 25 c.
Le quintal d’Espagne.46 kil. 25 c.
L’aroba.11 kil. 50 c.
Le caban de cacao.38 kil. 50 c.
Celui du riz.60 kil. 50 c.
Le fardo équivaut à 3 arobas ½.40 kil. 25 c.
Le quintal de cire pèse 110 livres espagnoles.50 kil. 61 c.

La vara de Castille, mesure de longueur adoptée, équivaut à 0,914 millimètres.

Pour les liquides, on se sert de la ganta et du gallon anglais, particulièrement pour le rhum.

Droits de tonnage.

Les droits de tonnage, dans le port de Manille ou dans celui de Cavite, sont fixés, pour tous les navires chinois ou européens, à deux réaux (cinquante centimes) par tonne, lorsque les navires chargent ou déchargent dans le port.

Ces droits sont réduits à un réal (vingt-cinq centimes) par tonne pour les navires qui entrent ou sortent en lest, ou comme relâche, pour faire des vivres ou réparer des avaries.

On ne considère pas, pour l’application du droit maximum, comme partie du chargement, les articles de première nécessité et les approvisionnements de vivres pour l’équipage.