L'ANCIEN.—Prenez votre ton.

L'ASPIRANT.—À ces vieux souliers!

L'ANCIEN.—Tout beau; vous contrefaites la voix de maître
Gaspard. Modérez votre ton.

L'ASPIRANT.—À ces vieux souliers!

L'ANCIEN.—Holà! vous n'y êtes pas encore. Vous prenez le ton comme maître Albert. Un peu plus haut.

L'ASPIRANT.—À ces vieux souliers!

L'ANCIEN.—Bon! justement vous y voilà. Gardez-vous bien d'oublier ce ton. C'est de tout temps immémorial que nos prédécesseurs ont sagement ordonné que l'on réglât la voix de chaque maître, pour éviter à la confusion et aux surprises qui pourroient arriver. L'on vous dégraderoit si vous changiez seulement un iota. Allez faire trois tours par la ville et donnez des bouquets aux maîtresses. Quand vous passerez devant la boutique des maîtres Vielus, ou les rencontrant, quel salut ferez-vous?

L'ASPIRANT.—Je dirai: Bonjour, maître».

L'ANCIEN.—Et aux maîtres Brelandiers?

L'ASPIRANT.—Bonjour, donc.