—Il n'est pas bon masson qui pierre refuse. (XVIe siècle.)

Non e buon murator chi rifuata pietra alcuna.
(Italien.)

An auld mason make a gude barrowman.—Un vieux maçon
fait un bon brouetteur. (Écosse.)

Coussira massons ta ha souliès.—Aller chercher des maçons pour faire des souliers. (Béarn.)

My man's a mason to-morow's the first of March.—Mon homme est maçon, c'est demain le premier mars. C'est à ce jour que se termine le temps d'hiver, et qu'on accorde aux ouvriers paie entière. (Écosse.)

[Illustration: Ils s'abregent et se facilitent leurs travaux par les secours mutuels qu'ils se donnent.]

LES COUVREURS

Le couvreur est appelé «chat» parce qu'il court sur les toits comme un chat.

Dans l'argot breton de La Roche-Derrien, les couvreurs en ardoises sont, à cause du bruit qu'ils font: «Potred ann tok-tok», les hommes du toc-toc, ou marteau.

À Paris, on donne le nom de voleur au gras-double ou de limousineux à des ouvriers couvreurs qui volent le plomb des couvertures, en coupent de longues bandes avec de bonnes serpettes, puis l'aplatissent et le serrent à l'aide d'un clou, ils en forment ainsi une sorte de cuirasse qu'ils attachent à l'aide d'une courroie sous leurs vêtements. Ce nom de Limousineux leur vient, dit Larchey, de ce que l'on compare ce vêtement de plomb aux gros manteaux nommés limousines.