—Allés à Loudia (Loudéac), compagnon que vous êtes, (bis)
—Allez-y va vous qui êtes le maît'e.
En Ille-et-Vilaine, les filles de laboureurs ont de la répugnance à épouser des tisserands; ce préjugé est moins répandu dans les Côtes-du-Nord. Un dicton russe semble indiquer qu'ils ne se marient pas facilement avec des personnes de métiers honorés: «Tu es tisserand, brouilleur de fil, et moi je suis fille de tonnelier, nous ne sommes pas égaux.»
En Flandre et en Hollande, les proverbes reflètent l'orgueil des anciens métiers de tisserands, si florissants jadis dans ces pays:
—De wever en de winter kunnen het niet verkerren.—Le tisserand et l'hiver ne peuvent mal faire.
Autrefois le tisserand était un homme important qui inspirait une crainte respectueuse et qui, de même que l'hiver, pouvait avoir ses lubies. Tous deux tranchaient du maître, et on devait s'accommoder selon leurs caprices.
—De wevers spannen de kroon.—Les tisserands l'emportent sur les autres.
Een handwerk heeft een gouden bodem, zei de wever, en hij zat op een hekel.—Un métier a un fond d'or, dit le tisserand, et il était assis sur un séran.
—Hij is goed voor wever, want hij houdt van dwarsdrijven.—Il est bon pour le tisserand, car c'est un esprit chicaneur.
Le peuple a traduit à sa manière le bruit caractéristique du métier, en Haute-Bretagne, les geais s'amusent à le contrefaire en criant:
Tric trac de olu,
Tric trac de olu.