Saint Melaine, évêque de Rennes, VIe siècle (6 novembre), invoqué dans les calamités publiques, est le patron du diocèse de Rennes et des paroisses d'Andouillé, Brain, Châtillon-sur-Seiche, Cintré, Cornillé, Domalain, Lieuron, Moëlan, Moigné, Montoir, Morlaix, Mouazé, Pacé, Rieux, Saint-Melaine, Broons, Sion, Thorigné, Les Touches. On prononce à Rennes, saint M'laine et parfois saint Blaine.

En Basse-Bretagne, il a une chapelle à Plélauf, où quelques-uns prétendent qu'il est né. Saint Melaine avait d'autres chapelles: deux à Carentoir, et une à Maroué, où existait un prieuré.

Dans la commune de Pléchâtel on découvre sur les bords d'un ruisseau les ruines de la chapelle de saint Melaine, curieuse par sa fontaine qui coule dans la muraille du chevet, au-dessous même de l'ancien autel. Les paysans de la contrée vont en pèlerinage à saint Melaine pour avoir de la pluie. Ils y portent comme offrande des pieds de cochon, et l'un des pèlerins asperge, avec l'eau de la fontaine, un morceau de bois, dernier débris du saint, en disant:

Saint Melaine, mon bon saint Melaine,
Arrose-nous comme je t'arrose.

(Ad. Orain, Curiosités, etc. de l'Ille-et-Vilaine, 1885, p. 5).

LXIX

Saint Marcoul

La tradition carentorienne qui s'est conservée jusqu'à nous affirme que saint Marcoul vint un jour frapper à la porte du château de la Ballue, situé sur la voie Ahès, pour demander à y loger pendant la nuit. Le seigneur de la Ballue ne voulut pas le recevoir, non plus que les nombreux habitants du village.

Alors le saint se retira, après avoir prédit aux villageois que la Ballue perdrait de son importance, et que son château s'engloutirait, ce qui est arrivé, au dire des habitants actuels de la Ballue.