Comme on met à la raison les méchantes femmes, il y a un art aussi de soumettre et de dompter les hommes; mais c'est de tous les arts le moins utile à enseigner au sexe qu'on appelle à tort sexe faible. Car il règne généralement sur nous par le double ascendant de la beauté et de l'esprit. Les maris maîtres dans leur ménage comme Petruchio sont une exception dés plus rares. La plupart des femmes dominent et ne sont point dominées. L'empire que nous leur cédons d'abord par galanterie, elles s'entendent merveilleusement à le saisir d'une main habile et ferme, à le consolider de jour en jour et à l'étendre par un progrès constant jusqu'à la fin. Comptons sur leur adresse naturelle pour rester nos maîtresses; elles n'ont pas besoin de nos leçons.
[1] Voy. Notre chapitre d'introduction [p. 10].
[2] Jeu de mots heureusement imaginé par M. François-Victor Hugo comme équivalent de celui du texte: Leave shall you have to court her...—To cart her rather!
[3] L'Avare, V, 1.
[4] Mélicerte, I, 3.