[306]: Documents inédits.

[307]: Notamment à Saint-Louis, Saint-Gervais, Saint-Paul, Saint-Louis, Sainte-Marguerite, Saint-Laurent, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, Saint-Nicolas des Champs, Saint-Merri, Saint-Roch, Saint-Nicolas du Chardonnet. (Vie de Mgr de Quélen, par M. d'Exauvillez, t. II, p. 64.)

[308]: Parmi les émeutiers, dit la relation d'un garde national, publiée à cette époque, «il n'y avait pas que des ouvriers en veste, mais des habits et des chapeaux fins». M. Duvergier de Hauranne, quelques jours plus tard, pouvait affirmer à la tribune que «les ouvriers de Paris n'avaient pris aucune part aux journées de Février»; et il indiquait les jeunes gens des Écoles comme les principaux coupables.

[309]: M. Guizot a constaté «l'indifférence moqueuse de la foule des spectateurs», et parlant en termes élevés de «cette révolte, la pire de toutes, qui est celle des âmes contre Dieu», il ajoute: «Je ne sais, en vérité, quels sont les plus insensés, de ceux qui s'y livrent avec fureur ou de ceux qui sourient en les regardant.»

[310]: Interrogé, le 15 février, à la Chambre, pendant qu'on démolit l'archevêché, le ministère, par l'organe de M. Barthe, n'a pas un mot de blâme ou de menace contre les émeutiers; c'est contre les «carlistes» qu'il se montre résolu à user de rigueur. «L'administration, déclare-t-il solennellement, éprouve le besoin de vous dire que le parti vaincu en Juillet s'agite.» Le ministre de l'intérieur, dans sa proclamation du 15 février au soir, celle qui commence par ces mots: «Respect aux monuments publics!» annonce au peuple, pour désarmer sa colère, que «le gouvernement a saisi et mis sous la main de la justice plusieurs des principaux acteurs de la cérémonie factieuse de Saint-Germain-l'Auxerrois». Dans une autre proclamation du 16 février au matin, il parle du «mouvement d'indignation malheureusement trop motivé» qui «a produit des désordres affligeants». La proclamation du préfet de police est plus vive encore contre le parti légitimiste: «Ce parti, dit-il, a pris notre longanimité pour de l'hésitation... Hier il s'est démasqué, à Saint-Germain-l'Auxerrois, par une provocation insensée à la guerre civile.» Puis il ajoute: «Souvenons-nous que, depuis un siècle, le mot d'ordre du jésuitisme est: Haine à la famille d'Orléans.» Le Moniteur du 16 février débute ainsi: «Des pensées coupables en faveur de la dynastie parjure que la France a repoussée de son sein ont dû exciter une indignation générale»; et il ne voit dans les auteurs de ces hideux désordres que des hommes par une indignation légitime». Du reste, les esprits sont à ce point dévoyés, que le Journal des Débats lui-même, alors conservateur, ne trouve aussi à s'en prendre, le 16 février, après le sac de l'archevêché, qu'«au complot de sacristie»; et s'adressant aux catholiques et aux royalistes, il leur crie: «Vous n'êtes pas seulement coupables de votre folie, vous êtes coupables de la folie des autres.»

[311]: A. Trognon, Vie de Marie-Amélie, p. 208.

[312]: À l'appui de cette interprétation, on a cité le rôle au moins bizarre joué, dans la journée du 15 février, par M. Thiers, alors sous-secrétaire d'État de M. Laffitte. M. Arago a raconté lui-même, le 13 août 1831, à la tribune de la Chambre, qu'il allait pénétrer dans l'archevêché avec ses gardes nationaux, pour arrêter la dévastation, quand M. Thiers, déclinant sa qualité, intervint très-vivement pour détourner la garde nationale «de se commettre avec le peuple, dans ces circonstances». «Ses paroles, ajoutait M. Arago, firent impression; on crut y voir la pensée de l'autorité supérieure, et notre mouvement se trouva ajourné.» M. Thiers, pour se justifier, a prétendu que l'incident était sans importance, que le mal était déjà fait lors de son intervention, et qu'il avait voulu seulement empêcher une collision. Des témoins sûrs m'ont en outre rapporté que, le soir du 15 février, dans les salons, M. Thiers parlait de ce qui s'était passé avec une sorte de frivolité satisfaite.

[313]: Lettre de madame Swetchine.

[314]: Ce débat, commencé le 17 février, se prolongea plusieurs jours.

[315]: «Nous apprîmes en même temps, disait le ministre, l'offense à la révolution de Juillet et les effets de l'indignation populaire: la foudre était déjà tombée sur Saint-Germain-l'Auxerrois.»