[376]: Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin, t. IX, p. 15.

[377]: Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin, passim.

[378]: Lettre de 1859. (Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin, t. XIII, p. 47.)

[379]: Expression de l'Avenir, 23 octobre 1830.

[380]: Louis Veuillot, Rome et Lorette, t. I, p. 39.

[381]: Lettre de l'évêque de Belley, au printemps de 1831. (Vie de Mgr Devie, par l'abbé Cognat, t. II, p. 19.)—L'évêque de Saint-Dié écrivait, de son côté, en décembre 1830: «Gardez, sur les objets politiques, un silence absolu dans vos instructions et la réserve la plus sévère dans tous vos discours; n'essayez même pas, dans ce moment, d'apologie qui tendrait à vous montrer favorables aux idées de vos antagonistes; car la prévention de certains hommes est si forte, et ils sont si résolus à vous faire paraître coupables, qu'ils vous accuseraient d'hypocrisie, plutôt que de rendre justice à vos sentiments. Laissez donc au temps à dissiper les nuages, et vous qui avez vu nos premières épreuves, souvenez-vous de celui qu'il a fallu pour nous rendre la confiance.» L'évêque d'Orléans écrivait, dès le 18 août 1830: «Prenez soin de ne rien dire qui ait du rapport avec l'ordre présent des affaires publiques. Portez cette attention même dans vos entretiens avec vos amis... Le silence, si profitable en toutes rencontres, est un devoir dans le temps présent.» Les archevêques de Tours, de Sens, les évêques d'Angers, de Strasbourg, de Troyes, tenaient un langage analogue.

[382]: Lamennais avait quarante-huit ans en 1830.

[383]: Sur le rôle de Lamennais sous la Restauration, voir Royalistes et républicains, p. 255 et suiv.

[384]: Il avait une «piété d'ange», écrivait de lui Lamennais.

[385]: Fondé, en mars 1829, par MM. de Carné, Cazalès, Foisset, d'Eckstein, de Champagny, Dubois, Augustin de Meaux, Gouraud, Wilson, etc., le Correspondant, feuille semi-hebdomadaire, sorte de Globe catholique, avait pris pour épigraphe le mot de Canning: «Liberté civile et religieuse par tout l'univers.» Il voulait dissiper les préventions qui séparaient le catholicisme et les idées modernes. En cela, il avait devancé l'Avenir, avec plus de sagesse, mais avec moins d'éclat. Lamennais n'aimait pas le Correspondant. Il reprochait à ces jeunes gens leur mesure et leur modération, où son esprit violent voyait tiédeur, pâleur et timidité; il leur reprochait aussi de tenir pour ces idées tempérées du libéralisme parlementaire, les seules peut-être qu'il n'ait jamais traversées, dans ses nombreuses pérégrinations intellectuelles. Le Correspondant subsista un moment, à côté de l'Avenir, mais bientôt, à la fois compromis et éclipsé, il dut suspendre sa publication: c'est plus tard, en 1843, qu'il reparut sous forme de revue.