[355]: M. Molé fut de ceux qui se retirèrent.

[356]: Ces procès lui donnaient une connaissance particulière de toute une partie du personnel politique: «Je suis, disait-il en 1850, l'homme de France qui ai le plus connu les divers gouvernements qui se succèdent chez nous depuis 1848, je leur ai fait à tous leur procès.»

[357]: Ce fut le 12 mai 1835 que la Tribune cessa de paraître. Elle n'avait vécu que quatre ans; elle avait été saisie et poursuivie cent onze fois, condamnée vingt fois; le total des peines qu'elle avait encourues s'élevait à 157,630 francs d'amendes et quarante-neuf ans de prison.

[358]: Article du 11 mai 1835.

[359]: On sait ce que fut cette mystérieuse et dramatique affaire. La Roncière, lieutenant de cavalerie, était accusé de tentative de viol sur la fille du général commandant l'école de Saumur. Il fut condamné le 29 juin 1835.

[360]: Correspondance, lettres du 3 mai et du 25 juin 1835.—Quelques années après, M. Louis Blanc avouait que le parti républicain sortait de là dissous, dispersé et discrédité. (Histoire de dix ans, t. IV, p. 422-423.) Plus tard, M. Lanfrey a écrit: «Ce procès déplorable n'eut d'autre résultat que de dévoiler à tous les yeux les profondes dissidences qui divisaient le parti républicain. Après avoir commencé par le tragique, il eût fini par le ridicule, sans l'évasion qui lui apporta un dénoûment.» Puis il parle de l'impossibilité où avait été Carrel «de mettre un peu de sérieux, de dignité, de discipline et déraison dans ce chaos de résolutions contradictoires, d'emportements sans frein et de déclamations prescrites, dont le spectacle servit puissamment à discréditer la cause vaincue». (Notice sur Armand Carrel. Revue nationale, t. XII.) Lamartine écrivait à un de ses amis, pendant le procès d'avril: «On a vu que les républicains étaient des jacobins, c'est ce qui les perd.»

[361]: Au moment même de son arrestation, comme on lui demandait s'il avait été poussé par une passion politique: «Je n'ai pas d'opinion, répondit-il, je suis seulement un homme dérouté.»

[362]: L'affaire ne fut jugée qu'à la fin de janvier 1836.

[363]: Les Conspirateurs, extraits des Mémoires d'un montagnard, par A. Chenu, 2e partie, p. 53.

[364]: Cf. sur tous ces indices l'Attentat Fieschi, par M. Maxime du Camp, p. 235 à 238.]