[176]: C'est ce qui faisait dire, quelques mois plus tard, à M. Berryer, devant la cour d'assises de Loir-et-Cher: «C'est beaucoup pour moi d'avoir cette pensée, satisfaisante pour l'honneur et le courage français, que, depuis cinq ou six mois que madame la duchesse de Berry est entrée en France, elle a changé de demeure trois ou quatre fois par semaine, que, dans chacune de ses retraites, huit à dix personnes ont connu son secret, et que pas une seule n'ait été tentée de le trahir.»
[177]: Voir, sur ces faits et sur ceux dont nous parlons plus loin, le Journal militaire d'un chef de l'Ouest, par le baron de Charette. Celui-ci, l'un des amis les plus ardents de la duchesse de Berry, l'un de ceux qui la poussèrent le plus à l'action, déclare avoir écrit sa relation «pour ainsi dire sous les yeux de Son Altesse Royale».
[178]: On trouva plus tard, dans les papiers de la Duchesse, une note datée du 1er juin et écrite de la main de M. de Chateaubriand. On y lisait: «Les fidèles amis de la duchesse de Berry non-seulement pensent que la guerre civile est toujours une chose funeste et déplorable, mais que de plus elle est, en ce moment, impossible... Ils pensent que les personnes qui ont été conduites à conseiller des mouvements de cette nature ont été grossièrement trompées, ou par des traîtres, ou par des intrigants, ou par des gentilshommes de courage qui se sont plus abandonnés à la chaleur de leurs sentiments qu'ils n'ont consulté la réalité des faits.» La note concluait en déclarant formellement que la duchesse n'avait qu'une chose à faire: quitter la France au plus vite. (Documents inédits.)
[179]: Mémoires de Metternich, t. V, p. 349.
[180]: Mémoires de Metternich, t. V, p. 298-299.
[181]: Lettre du 14 juin, adressée au duc de Broglie. (Documents inédits.)
[182]: Le duc de Reichstadt succomba le 22 juillet 1832; mais dès le mois de juin, M. de Metternich annonçait qu'il était perdu.
[183]: Mémoires de Metternich, t. V, p. 288.
[184]: Documents inédits.
[185]: «L'effort est visible, écrivait à ce propos M. Guizot, le 23 juillet 1832, pour maintenir l'insolence; mais la confiance a disparu.» Et il ajoutait: «Carrel professe le découragement, le mépris des siens.» (Documents inédits.)