[295]: Voici un fragment plus étendu de cette lettre de M. de Barante: «Le maréchal sera prochainement un grand sujet d'embarras... Et pourtant pouvons-nous nous contenter d'un administrateur de l'armée? N'est-ce pas encore un chef de l'armée qui est indispensable? À l'étranger, où l'on ne comprend rien à la raison publique, à la force de l'opinion, le gouvernement paraît reposer sur le maréchal. Je prévois sa chute, et elle me fait peur.»

[296]: Aucun engagement cependant n'avait été pris envers l'Angleterre, relativement à l'Algérie, soit par la Restauration, soit par la monarchie de Juillet. M. de Broglie, pendant qu'il était ministre des affaires étrangères, fit faire des recherches sur ce point, et acquit ainsi la preuve que la France avait conservé son entière liberté. (Lettre inédite du duc de Broglie à M. de Talleyrand, du 18 mars 1833.)

[297]: Plus tard, quand les événements militaires et politiques d'Algérie auront pris plus d'importance, nous aurons occasion de revenir sur les débuts de notre grande colonie.

[298]: Mémoires de M. Guizot, t. III, p. 261.

[299]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 583.

[300]: Dans la discussion de l'Adresse de 1834.

[301]: En 1835, la Revue des Deux Mondes, alors fort à gauche, définissait ainsi le tiers parti: «Le tiers parti appelle une forte répression, l'unité gouvernementale, l'ordre public, la paix au dehors, et, avec cela, il proclame tout ce qui n'est ni l'ordre au dedans, ni la paix à l'extérieur; il a un faible pour la propagande, un instinct pour la révolution; il n'a point de systèmes, mais des peurs. Lui parlez-vous de république? il s'indigne. Lui proposez-vous les garanties indispensables à tout système monarchique? il les repousse souvent encore. Ce parti semble n'être ni en dehors ni en dedans du système établi: il proclame la dynastie comme une nécessité, et, sans le vouloir, il contribua à la miner sourdement.»

[302]: Voir, sur le Constitutionnel avant 1830, le Parti libéral sous la Restauration, p. 69 et suiv.

[303]: De vingt-deux mille abonnés qu'il avait en 1830, le Constitutionnel était descendu à six mille. Il devait même bientôt tomber jusqu'à trois mille. M. Véron, devenu propriétaire de ce journal en 1844, le releva, en y publiant le Juif errant, d'Eugène Sue.

[304]: Expressions de M. Guizot.