[153]: H. L. Bulwer, The life of Palmerston, t. III, p. 24, 27, 28.

[154]: Tel est le sentiment de Bulwer lui-même, t. II, p. 218.

[155]: Lettre de M. Royer-Collard à M. Molé, en date du 2 septembre 1836. (Documents inédits.)

[156]: M. Sainte-Beuve a écrit de M. Molé et de M. Pasquier: «J'avoue, pour mon compte, avoir ignoré jusque-là, avant de l'avoir considéré dans leur exemple, ce que c'est que la justice d'esprit en elle-même, cette faculté modérée, prudente, vraiment politique, qui ne devance qu'autant qu'il est nécessaire, mais toujours prête à comprendre, à accepter sagement, à aviser, et qui, après tant d'années, se retrouve sans fatigue au pas de tous les événements, si accélérés qu'ils aient pu être.» (Portraits littéraires, t. III, p. 324.)

[157]: M. de Tocqueville a écrit, le 23 décembre 1855: «La mort de M. Molé fait disparaître un des derniers modèles de l'ancienne politesse et des grandes manières. Il était également un des derniers représentants de cet ancien goût français des plaisirs de l'esprit, qui semble, de plus en plus, se perdre parmi nous.»

[158]: Les doctrinaires allaient même plus loin; dans le propos que nous avons déjà cité, M. Bertin, après avoir rappelé que «personne ne surpassait M. Molé dans la grande intrigue politique»: «Il y a plaisir, disait-il, à s'en mêler avec lui»; mais il ajoutait, en riant malicieusement: «Plus de plaisir que de sûreté.»

[159]: M. Vitet, qui avait autrefois partagé les préventions de ses amis doctrinaires contre M. Molé, déclare avoir abjuré ces préventions quand, dans l'Assemblée législative de 1849, il se trouva en rapports plus fréquents avec lui. «À le voir ainsi tous les jours de près, dit-il, dans les incidents les plus divers et les plus imprévus, j'appris non-seulement à redoubler d'estime pour cette sagacité, cette élévation d'esprit, dont il avait donné de si vaillantes preuves en défendant son drapeau (en 1839), mais à connaître l'homme et sa vraie valeur dans l'intimité de son commerce, si bien qu'à des préventions qui n'étaient pas éteintes, ne tarda pas à succéder une affection respectueuse dont j'aime à produire ici l'expression.» (Revue des Deux Mondes du 1er décembre 1861.)—M. de Falloux, dans son discours de réception à l'Académie française, a rendu aussi un magnifique hommage au rôle de M. Molé après 1848.

[160]: Peu de causeurs avaient été aussi goûtés de Napoléon. Quand l'Empereur s'éloignait de Paris, le comte Molé avait ordre de prolonger, pour ainsi dire, l'entretien, en lui écrivant tous les jours.

[161]: Expression de M. Joubert.

[162]: Lettre à M. de Barante. (Documents inédits.)