[387]: Mémoires de M. Guizot.
[388]: Documents inédits.
[389]: Ibid.
[390]: 30 septembre 1840.
[391]: M. de Tocqueville écrivait alors que les plus sages réflexions «ne l'empêchaient pas, au fond de lui-même, de voir avec une certaine satisfaction toute cette crise.» Et il ajoutait: «Vous savez quel goût j'ai pour les grands événements et combien je suis las de notre petit pot-au-feu démocratique bourgeois.» (Nouvelle correspondance de M. de Tocqueville, p. 180.)
[392]: Ibid.
[393]: Ces mots faisaient illusion à une polémique d'une extrême violence qui occupa alors les journaux. Certains scandales de Bourse avaient fourni à des feuilles ennemies du cabinet, à la Presse entre autres, un prétexte d'accuser M. Thiers, et surtout son beau-père, M. Dosne, d'avoir, en jouant à la baisse grâce à la connaissance anticipée des nouvelles extérieures, gagné des sommes considérables. L'affaire fit tant de bruit que les journaux officieux durent publier un démenti formel, et que M. Dosne écrivit une lettre pour déclarer que, depuis sa nomination comme receveur général, il ne s'était livré à aucune opération de Bourse. Comme il arrive en pareil cas, les démentis ne désarmèrent pas les accusateurs. Cette polémique devait, plusieurs mois après, trouver un écho à la Chambre des députés (séance du 4 décembre 1840) et provoquer une réponse indignée de M. Thiers.—Henri Heine écrivait à propos de ces accusations, le 7 octobre 1840: «Que M. Thiers ait spéculé à la Bourse, c'est une calomnie aussi infâme que ridicule; un homme ne peut obéir qu'à une seule passion, et un ambitieux songe rarement à l'argent. Par sa familiarité avec des chevaliers d'industrie sans convictions, M. Thiers s'est lui-même attiré tous les bruits malicieux qui rongent sa bonne réputation. Ces gens, quand il leur tourne maintenant le dos, le dénigrent encore plus que ses ennemis politiques. Mais pourquoi entretenait-il un commerce avec une semblable canaille? Qui se couche avec des chiens, se lève avec des puces.» (Lutèce, p. 130.)
[394]: C'est à ce propos que Louis-Philippe disait un jour: «Les Français aiment à claquer comme les postillons; ils n'en savent pas les conséquences.»
[395]: Cf. plus haut, p. [181] et suiv.
[396]: Léon Faucher, Biographie et Correspondance, t. I, p. 97, 98.