[207]: Lettre du 12 avril 1839. (Documents inédits.)

[208]: Cf. plus haut p. [89].

[209]: Mémoires inédits de M. de Sainte-Aulaire.

[210]: Voici comment M. Thiers avait été amené à faire cette déclaration. Il examinait les raisons diverses qui avaient, au commencement du siècle, amené une lutte acharnée entre la France et l'Angleterre. «La France, alors, disait-il, n'avait pas renoncé à être une puissance maritime et coloniale de premier ordre; elle n'avait pas renoncé au rêve brillant des possessions lointaines; elle avait voulu prendre la Louisiane, Saint-Domingue et même essayer sur l'Égypte une tentative merveilleuse, moins solide qu'éclatante, mais dont le but avoué était de menacer les Anglais dans l'Inde. Notre puissance, alors, à quoi la faisions-nous servir? À coaliser toutes les marines de l'Europe sous notre drapeau. Eh bien, il y avait là des raisons d'une lutte acharnée. Mais, heureusement, plus rien de cela n'existe... La France s'est éclairée sur la véritable voie de sa grandeur. Qui songe aujourd'hui parmi nous à des possessions lointaines?... C'est que l'esprit de la France a changé, c'est que tout le monde sent que notre grandeur véritable est sur le continent.»

[211]: Cf. t. II, p. 305.

[212]: De la Hodde, Histoire des sociétés secrètes et du parti républicain, p. 334.

[213]: Godefroy Cavaignac devait mourir en 1845.

[214]: M. Capo de Feuillide, qui faisait une opposition très-vive dans le Journal de Paris, avait reçu une mission aux Antilles, et ce journal était devenu du coup ministériel. La Presse disait de son côté: «On m'a pris le meilleur de mes rédacteurs; je le cherche partout; si M. le président du conseil voulait me le rendre, il me ferait un vrai présent, car ce rédacteur a beaucoup de talent.» Il s'agissait de M. Granier de Cassagnac, qui avait reçu une mission analogue à celle de M. Capo de Feuillide.

[215]: Séance du 16 mai.

[216]: Expressions de M. Guizot.