[337]: The Greville Memoirs, second part, t. I, p. 298, 299.
[338]: M. Guizot écrivait à M. Thiers, le 29 juillet: «Je suis informé ce matin que le Times hésite à continuer son attaque contre lord Palmerston, tant l'attaque française lui paraît vive et dirigée contre l'Angleterre elle-même autant que contre lord Palmerston.» (Mémoires de M. Guizot.)
[339]: Mémoires de M. Guizot.
[340]: M. Greville écrivait alors sur son journal: «Rien ne peut dépasser le mépris avec lequel les palmerstoniens traitent le petit groupe des dissidents, notamment lord Holland et lord Granville, qui, disent-ils, sont devenus tout à fait imbéciles.» (The Greville Memoirs, second part, p. 298.)
[341]: Bien qu'homme de salon et de sport, Palmerston travaillait énormément et faisait presque tout lui-même. «Ce que je fais me fatigue rarement, disait-il; ce qui me fatigue, c'est ce que je n'ai pas encore pu faire.» Au terme de sa carrière, il disait à ses amis: «Je crois être aujourd'hui l'homme politique de l'Europe qui a le plus travaillé.»
[342]: Mémoires de M. de Sainte-Aulaire; correspondance de M. de Barante et de M. Bresson. (Documents inédits.)
[343]: La princesse de Metternich, fort hostile à la France, notait sur son journal, à la date du 2 août: «Les explosions de fureur du petit Thiers inquiètent un peu les cours.» Le chancelier écrivait lui-même, le 4 août, au comte Apponyi, son ambassadeur à Paris: «Il manque au Napoléon civil une chose pour faire le conquérant militaire, et cette chose, ce sont des ennemis prêts à se présenter sur les champs de bataille. La guerre politique n'est pas dans l'air, et il ne dépend pas de M. Thiers de changer à son gré l'état atmosphérique. Il est en son pouvoir, sans doute, de faire éclater la tempête de la révolution; mais qui menacerait-elle en premier lieu, si ce n'est l'édifice de Juillet?... Déployez le plus grand calme vis-à-vis de M. Thiers. Ne vous laissez pas dérouter par des paroles, et s'il vous parle de guerre, faites-lui la remarque que, pour la faire, il faut tout au moins être à deux de jeu. Pas un soldat ne bougera à l'étranger.» Dans une circulaire adressée, le 27 août, à ses agents en Italie et en Allemagne, M. de Metternich constatait «l'inquiétude du public européen à la lecture des journaux français, et surtout lorsqu'il avait vu le gouvernement français prendre des mesures qui décelaient de l'humeur, de la méfiance et la prévision d'une guerre générale.» Cette circulaire concluait ainsi: «Ce qu'il faut craindre, c'est que les esprits infernaux ayant été imprudemment évoqués, ils ne soient difficiles à conjurer, et ne fassent dégénérer une question toute politique en une affaire de propagande révolutionnaire.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 404, 435, 436, 478 et 480.)
[344]: Mémoires inédits de M. de Sainte-Aulaire.
[345]: The Greville Memoirs, second part, p. 306.
[346]: M. de Bülow était le représentant de la Prusse à Londres, au moment de la signature du traité du 15 juillet.