[367]: Mémoires de M. Guizot, t. V, p. 263.

[368]: Dans cette même lettre, l'ex-roi de Hollande se plaignait que son fils eût été mis, à la Conciergerie, dans la chambre qu'avait occupée Fieschi. Le gouvernement répondit que cette chambre, depuis qu'elle avait servi à Fieschi, avait subi une transformation complète, ayant été affectée au logement particulier de l'inspectrice du quartier des femmes.

[369]: Madame Swetchine écrivait, le 22 septembre 1840: «Louis Bonaparte est éteint, annulé, non pas seulement par l'Orient, mais par le procès Lafarge.» Et M. d'Houdetot, pair de France, écrivait, le 30 septembre, à son beau-frère, M. de Barante: «Notre procès de Boulogne est bien terne au milieu de tout cela, et madame Lafarge a tout fait pâlir.» (Documents inédits.)

[370]: Discours du 22 juillet 1849.

[371]: Documents inédits.

[372]: Ceux mêmes qui étaient le plus d'avis d'armer se demandaient parfois s'il n'y avait pas excès. «Je suis de votre avis sur nos armements, écrivait M. Doudan à M. d'Haussonville; je les trouve un peu gigantesques. Nous faisons assez de poudre et de bombes pour faire sauter le monde entier... Si nous avons la paix malgré nos préparatifs, nous ne saurons que faire de nos provisions. Nous serons dans la situation de M. de Rambuteau, avec ses cent mille bouquets, un soir que le bal de l'Hôtel de ville avait été renvoyé.» (Lettres de M. Doudan, t. I, p. 348.)

[373]: Cf. plus haut, t. II, p. 209 à 214.

[374]: Dépêche du comte Crotti, en date du 10 septembre 1840, citée par Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. II, p. 443.

[375]: M. de Sainte-Aulaire rappelle à ce propos que M. Thiers lui avait dit un jour: «Il faut donner à la France le goût de la guerre et de la dépense.» (Mémoires inédits de M. de Sainte-Aulaire.)

[376]: Dès le 27 juillet, Henri Heine écrivait: «M. Thiers croit fermement que sa vocation naturelle, ce ne sont pas les escarmouches parlementaires, mais la guerre véritable, le sanglant jeu des armes... Cette croyance à ses capacités de grand capitaine aura tout au moins la conséquence que le général Thiers ne s'effrayera pas beaucoup des canons de la nouvelle coalition...; au contraire, il se réjouira en secret d'être contraint, par une extrême nécessité, à déployer, devant le monde surpris, ses talents militaires.» (Lutèce, p. 100, 101.)—On appelait M. Thiers «le petit Bonaparte», et, sous la plume de certains plaisants, le ministère du 1er mars devenait le ministère de Mars Ier.