[400]: Le Roi était fort préoccupé des idées qui traversaient à ce sujet l'esprit du maréchal Bugeaud. (Lettres du roi Louis-Philippe au maréchal Soult, en juillet 1844. Documents inédits.)
[401]: Dépêche de M. de Jarnac, en date du 29 juillet 1844. (Notice sur lord Aberdeen, par M. de Jarnac.)
[402]: Pour l'histoire des négociations qui vont suivre, j'ai consulté les documents qui ont été distribués aux Chambres à la fin de 1844, ceux qui ont été cités par M. Guizot dans ses Mémoires, par M. de Jarnac dans sa notice sur lord Aberdeen, et aussi quelques documents inédits, entre autres la correspondance de M. Désages avec M. de Jarnac.
[403]: Ces armements étaient réclamés notamment par le duc de Wellington, qui disait «que la disposition des Français était d'insulter l'Angleterre partout où ils pourraient le faire impunément, et que le seul moyen de rester en paix avec eux était d'être plus forts qu'eux sur tous les points du globe». (The Greville Memoirs, second part, t. II, p. 254.)
[404]: Cela résulte d'une conversation du duc de Wellington avec M. Greville (ibid.), et est confirmé par le journal intime de lord Malmesbury, à la date du 2 septembre 1844. (Mémoires de lord Malmesbury.)
[405]: Voir notamment le discours de lord Palmerston dans la séance du 7 août 1844.
[406]: Voir le récit du général Trochu dans son livre sur l'Armée française en 1867, celui de M. Léon Roches, inséré dans l'ouvrage de M. d'Ideville sur le Maréchal Bugeaud, celui du capitaine Blanc, dans les Souvenirs d'un vieux zouave, et aussi quelques lignes des Souvenirs d'un officier d'état-major, par le général de Martimprey.
[407]: «Voilà le canon de Tanger parti, écrivait M. Désages à M. de Jarnac, le 15 août 1844. À en juger par la consternation du pauvre lord Cowley (ambassadeur d'Angleterre à Paris), cela aura grand retentissement à Londres.» (Documents inédits.)
[408]: Un fait de presse qui fit alors beaucoup de bruit montre bien ce qu'il y avait d'animosité contre la France dans certaines parties de l'opinion anglaise. Le principal journal de Londres, le Times, publia quelques lettres qu'il prétendait avoir été écrites par des officiers de la flotte britannique, témoins du bombardement de Tanger, lettres où nos marins et leur chef, «Joinville et sa bande», comme on disait, étaient accusés d'avoir déshonoré le pavillon français par leur incapacité et par leur couardise. L'indignation fut extrême en France. Les plus sages, tels que le Journal des Débats, déclarèrent que de tels procédés risquaient de rendre vains les efforts faits pour maintenir la paix. Il est vrai qu'en Angleterre même, on eut honte de ce genre d'attaques; des protestations s'élevèrent contre la publication du Times. Les autorités navales s'émurent; une enquête ayant révélé que l'auteur des lettres était le chapelain du vaisseau le Warspite, ce chapelain fut révoqué, et le commandant de la flotte britannique dans la Méditerranée flétrit sa conduite par un ordre du jour.
[409]: Bulwer, Life of Palmerston, t. III, p. 129.