[430]: Sur les détails de cette visite, voir The life of the Prince Consort, par sir Théodore Martin, notamment les fragments du Journal de la Reine qui y sont cités.
[431]: Nous lisons, à propos d'un de ces entretiens, dans le Journal de la Reine: «Le Roi est un homme extraordinaire. Il a beaucoup parlé de nos récentes difficultés et de l'émotion excessive de la nation anglaise. Il a dit que la nation française ne désirait pas la guerre, mais que les Français aiment à faire claquer leur fouet comme les postillons, sans songer aux conséquences. Puis il a dit que les Français ne savaient pas être de bons négociants comme les Anglais, et qu'ils ne comprenaient pas la nécessité de la bonne foi qui donne tant de stabilité à ce pays-ci. «La France, a-t-il ajouté, ne peut pas faire la guerre à l'Angleterre, «qui est le Triton des mers; l'Angleterre a le plus grand empire du monde.» Puis, parlant de l'affaire de Taïti: «Je la voudrais au fond de la mer, dit-il, et «désirerais beaucoup en être entièrement débarrassé.»—Bien que Louis-Philippe fût alors très soucieux de plaire à la Reine, je doute que celle-ci ait bien entendu et exactement rapporté ce qui lui avait été dit. Elle a dû exagérer et mal comprendre certaines phrases de politesse. Le Roi n'a pu, en causant avec une souveraine étrangère, tenir, sur son propre pays, certains des propos qui lui sont ici attribués.
[432]: Revue rétrospective.
[433]: Lettre du 21 octobre 1844. (Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis, p. 226 à 228.)
[434]: «À chaque instant, raconte l'un des chefs du centre gauche, nous rencontrions à la salle des conférences, à la buvette, des députés flottants qui, après s'être assurés d'un regard circulaire qu'on ne les voyait pas, venaient à nous et nous serraient la main avec une parole ou un geste fort significatif.» (Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.)
[435]: «La majorité conservatrice est ralliée, disait à ce propos le Journal des Débats; la situation est rétablie.» (2 janvier 1845.)
[436]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
[437]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
[438]: Le maréchal avait eu, sur ce sujet, un langage au moins assez variable et assez incertain. Avant le traité, le 3 septembre 1844, il reprochait au prince de Joinville d'exiger trop du Maroc. «Dans notre situation vis-à-vis de la jalouse Angleterre, écrivait-il, nous devons nous montrer faciles.» (D'Ideville, le Maréchal Bugeaud, t. II, p. 543.) Le traité fait, il se plaint qu'on n'ait pas assez obtenu. «Applaudissez, vous tout seul, écrit-il au général de La Moricière, car moi, je n'applaudis pas le moins du monde.» (Keller, le Général de La Moricière, t. I, p. 365.) Il écrit dans le même sens à M. Guizot. (Mémoires de M. Guizot, t. VII, p. 176.) Mais, le 29 décembre 1844, il mande du Périgord à M. de Corcelle: «Je me contente de vous dire que les résultats généraux sont bons, et que s'il eût été possible d'obtenir davantage, ce n'eût été qu'aux dépens d'un retard dans la conclusion. Ce retard aurait pu compliquer en Europe certaines questions.» (Documents inédits.)
[439]: The Greville Memoirs, second part, vol. II, p. 270.