[460]: Lettre du 1er août 1845. (Documents inédits.)

[461]: Le Roi s'en était souvent expliqué avec le roi et la reine des Belges, qui étaient ses intermédiaires habituels avec la cour d'Angleterre. Il écrivait notamment à la reine des Belges, le 12 mai 1845: «Ce que je désire, c'est que tout s'arrange de manière que nous puissions nous donner des cals réciproques, on both sides of the channel.» (Revue rétrospective.)—Lord Palmerston écrivait à son frère, le 16 mars de la même année: «Louis-Philippe désire que la Reine vienne le voir à Paris, l'été prochain, et offre de lui rendre sa visite l'année d'après. Il dit que, dans l'état présent des relations entre les deux pays, les souverains devraient se rencontrer tous les ans.» (Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 151.)

[462]: Revue rétrospective.

[463]: Voici ce toast, qui ne manquait pas d'une certaine éloquence: «Messieurs, remplissez vos verres! Il y a un mot d'une inexprimable douceur pour les cœurs britanniques et allemands. Il y a trente ans, on l'entendit proférer sur les hauteurs de Waterloo par des voix anglaises et allemandes, après des jours de combat terribles, pour marquer le glorieux triomphe de nos frères d'armes. Aujourd'hui, il résonne sur les rives de notre Rhin bien-aimé, au milieu des bénédictions de la paix qui est le fruit sacré du grand combat: ce mot, c'est «Victoria!» Messieurs, buvez à la santé de S. M. la reine Victoria et à celle de son auguste consort.»

[464]: Journal de la Reine, cité par sir Théodore Martin. (The Life of the Prince Consort.)

[465]: Ce fut au cours de cette visite que furent échangées, au sujet du mariage du duc de Montpensier avec l'infante, sœur de la reine d'Espagne, des explications importantes sur lesquelles j'aurai à revenir quand je raconterai les négociations relatives aux mariages espagnols.

[466]: «Le voyage de la reine d'Angleterre en Allemagne, écrivait M. de Metternich au comte Apponyi, n'a point eu de succès. Des circonstances peu dignes d'égards dans d'autres temps que les nôtres ont contribué à ce fait. Ce qui a fini par effacer les bonnes impressions,—car, parmi de regrettables, il y en a eu aussi de bonnes,—c'est la visite à Eu. Cette visite, qui de tout temps avait été méditée par le roi Louis-Philippe, a été habilement amenée par l'intermédiaire de la reine des Belges... Sous l'influence de la famille de Cobourg, les raisons contraires au projet du roi des Français ont été étouffées..... La visite à Eu n'a été qu'une scène de la pièce qui se joue et dans laquelle tout le monde, auteur, acteurs et spectateurs, est mystifié ou mystificateur.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 102.)—M. de Metternich s'était rencontré avec la reine Victoria au château de Stolzenfels, sur le Rhin. «J'ai trouvé le prince, écrit la Reine dans son Journal, notablement plus âgé que je ne m'y attendais, dogmatisant beaucoup, parlant lentement, mais du reste très aimable.»

[467]: Cf. t. I, liv. I, ch. VII; t. II, ch. VI, § III; ch. XIII; t. III, ch. IX.

[468]: Cf. t. III, ch. IX, § VI.

[469]: Tout au plus la presse religieuse eut-elle à relever la décision par laquelle M. Cousin avait mis les Provinciales de Pascal sur le programme du baccalauréat.