[19]: Mémoires de M. Guizot, t. VIII, p. 32.

[20]: Documents inédits.

[21]: Voir plus haut, t. V, ch. I, § X.

[22]: Lettre du 5 mai 1843. (Lutèce, p. 326.)

[23]: Dans la lettre dont nous avons déjà cité un passage, Henri Heine disait: «La maison Rothschild, qui a soumissionné la concession du chemin de fer du Nord et qui l'obtiendra selon toute probabilité, ne constitue pas une véritable société, et chaque participation à son entreprise, que cette maison accorde à un individu quelconque, est une faveur, ou plutôt, pour m'exprimer en termes tout à fait précis, c'est un cadeau d'argent dont M. de Rothschild gratifie ses amis. Les actions éventuelles ou, comme elles sont nommées, les promesses de la maison Rothschild se cotent déjà à plusieurs cents francs au-dessus du pair, en sorte que celui qui demande au baron James de Rothschild de pareilles actions au pair mendie, dans la véritable acception du mot. Mais tout le monde mendie à présent chez lui; il y pleut des lettres où l'on demande la charité, et, comme les mieux huppés se mettent en avant avec leur digne exemple, ce n'est plus une honte de mendier. M. de Rothschild est donc le héros du jour...» (Lutèce, p. 330.) M. Duvergier de Hauranne écrivait peu après: «Si M. de Rothschild a gardé toutes les lettres qui lui furent adressées lors de l'adjudication du chemin de fer du Nord, non seulement par des députés et des fonctionnaires publics, mais par des femmes haut placées dans le monde, il doit avoir un recueil d'autographes tout à fait précieux. Jamais ministre du Roi ne fut sollicité, courtisé à ce point. On eût dit les beaux jours de la rue Quincampoix revenus.» (Notes inédites.)

[24]: M. Molé, alors président du conseil d'administration de la société formée pour le chemin de fer de l'Est, se crut visé par le vote de la Chambre des députés et en fut fort blessé. «Je leur jetterai au nez tous les chemins de fer passés, présents et futurs», mandait-il à M. de Barante. Et celui-ci écrivait, de son côté, à l'un de ses parents: «Mathieu (M. Molé) m'écrit qu'il traitera l'amendement Crémieux selon son mérite et dira quels sentiments l'ont inspiré, mais qu'en conclusion il laissera là tous les chemins de fer. C'est précisément ce que veulent ces démocrates, qui vont poursuivant les capitaux, la propriété, le bénéfice commercial et industriel, comme ils ont poursuivi toutes les supériorités sociales.» Et il ajoutait, dans une autre lettre: «Voir gagner de l'argent à autrui est un sensible chagrin pour tout bon député.» (Documents inédits.)

[25]: Voir t. V, ch. III, § II.

[26]: John Morley, The Life of Richard Cobden, t. I, p. 420 et suiv.

[27]: Mémoires de M. Guizot, t. VIII, p. 30.

[28]: Rien! Dix-huit années de gouvernement parlementaire, par le comte de Montalivet.