[481]: La lettre lue par M. Guizot était du 27 septembre 1847; j'en ai cité ailleurs quelques passages. (Cf. plus haut, p. 259 et 260.) Le ministre aurait pu, du reste, aussi bien lire plusieurs autres de ses lettres.
[482]: Un journal peu suspect de sympathie pour l'orateur, qu'il traite de «sacristain», le National, fait ce tableau de la séance: «Nous voudrions raconter froidement la séance incroyable à laquelle nous avons assisté; froidement, si cela est possible... Il était réservé à M. de Montalembert d'exciter parmi ses collègues une de ces violentes émotions contre lesquelles nous les croyions garantis. Il peut être fier de son succès, qui dépasse tout ce que son orgueil avait pu rêver. Personne n'avait encore remué à ce point les pupitres, les couteaux de bois et les poitrines de la pairie. Ce n'était pas de l'agitation, mais des transports. Ce n'étaient pas des spasmes, mais une sorte de fièvre chaude. Les cris, les bravos, les trépignements servaient de cortège aux effusions de son éloquence. Passionné lui-même jusqu'au délire, il a jeté, sur tous les bancs, des courants d'électricité qui les faisaient bondir.»
[483]: Journal inédit du baron de Viel-Castel, à la date du 15 janvier 1848.
[484]: Le Journal des Débats déclarait que «l'effet produit par le discours était peut-être unique dans notre histoire parlementaire». Le Constitutionnel disait: «Sans proclamer, comme on l'a fait, M. de Montalembert le plus grand orateur des temps modernes, nous reconnaîtrons volontiers qu'il a déployé un grand talent pour la défense d'une détestable cause.» On lisait dans la Presse: «L'aiglon s'est fait aigle et s'est élevé à une hauteur où l'amitié la plus complaisante ne le supposait pas capable d'arriver. Peu d'hommes de tribune ont compté dans leur vie un succès aussi complet.»
[485]: Mélanges, par Louis Veuillot, t. IV, p. 74.
[486]: X. Doudan, Mélanges et lettres, t. II, p. 147.
[487]: Les Cahiers de Sainte-Beuve, p. 70.
[488]: Aus meinem Leben und aus meiner Zeit, von Ernst II, herzog von Sachsen-Coburg-Gotha, t. I, p. 193.
[489]: Une note, trouvée dans les papiers de M. Guizot et publiée par la Revue rétrospective, n'en relevait pas moins de vingt et un entre 1821 et 1844.
[490]: Journal inédit du baron de Viel-Castel.