[531]: Lettre à son fils, en date du 17 février 1848. (Documents inédits.)

[532]: Même après la révolution de 1848, M. de Tocqueville proclamait que «les grandes libertés politiques des nations modernes consistaient surtout en trois choses: la garde nationale, la liberté de la presse et la liberté de la tribune».

[533]: Rappelons qu'un article de la charte de 1830 avait solennellement «confié au patriotisme et au courage des gardes nationales» cette même charte et «tous les droits qu'elle consacrait».

[534]: Ajoutons qu'en 1837, pour rendre moins lourd le service des factions, on porta à 80,000 hommes l'effectif des douze légions de Paris, et que cette augmentation ne put se faire sans en rendre la composition plus démocratique.

[535]: À la suite de diverses scènes de désordre, plusieurs gardes nationales de province furent dissoutes.

[536]: Le lendemain, M. de Lamartine écrivait à un ami: «Hier, il y a eu une dernière réunion des oppositions. La démoralisation était au camp. Berryer venait de l'achever avec les légitimistes, en parlant bien et en concluant à se retirer. On m'a conjuré de lui répondre. Je l'ai fait, dans une improvisation de vingt minutes, telle que tout s'est raffermi comme au feu. Jamais encore ma faible parole n'avait produit un tel effet. Tout ce que vous avez lu de moi est du sucre et du miel auprès de cette poudre!»

[537]: «Par mes opinions, a écrit depuis M. Marie, par mes relations, par la situation que quelques services rendus m'avaient faite au sein des partis avancés, j'aurais connu les projets conçus... Un mouvement sérieux se préparant dans le but d'une révolution, je l'aurais su... Or j'affirme que personne alors ne voulait de révolution, qu'il n'y avait aucune préparation dans ce sens. Pas de conspiration, en un mot. Des désirs, des vœux, des espérances peut-être, rien de plus.» (La Vie et les œuvres de A. T. Marie, par Aimé Chérest, p. 94.)

[538]: «Il me semble, dit un jour M. Pagnerre aux députés radicaux, que les dynastiques vont plus loin qu'ils ne pensent et qu'ils ne veulent. Ils espèrent continuer le mouvement sur le terrain de la légalité, mais il ne me paraît pas du tout certain qu'ils y parviennent. Que feront-ils, que ferez-vous, si le mouvement va plus loin?—Nous les aiderons loyalement à maintenir tout dans la légalité, répondent les députés radicaux. Si une force supérieure en ordonne autrement, nos collègues de la gauche ont déclaré maintes fois, à la tribune et ailleurs, que la responsabilité des événements retomberait sur les ministres, sur le Roi lui-même, qui les avaient provoqués, et qu'ils n'abandonneraient plus la cause de la Révolution.»

[539]: Ce dernier fait est rapporté par un témoin peu suspect et bien informé, M. Sarrans jeune, dans son Histoire de la révolution de Février, t. I, p. 291 à 293.

[540]: Ce procès-verbal fut publié pour la première fois, en 1851, par M. de Morny, dans le Constitutionnel. M. Guizot l'a reproduit dans ses Mémoires, t. VIII, p. 556 à 560.