[251]: M. de Metternich, après coup, devait exprimer un regret de l'adhésion donnée par son ambassadeur. (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 508.)

[252]: Lettre particulière de M. Guizot au duc de Broglie, en date du 25 novembre 1847. (Documents inédits.)

[253]: Dépêche du duc de Broglie à M. Guizot, du 26 novembre 1847.

[254]: Lettre particulière du 26 novembre 1847. (Documents inédits.)—Quatre jours plus tard, revenant sur cet entretien, le duc de Broglie écrivait encore à M. Guizot: «Si je n'eusse pris mon parti de rompre, après trois heures d'altercation, de replier mon papier, de prendre mon chapeau et de me lever pour sortir, Palmerston n'aurait pas lâché prise.» (Documents inédits.)

[255]: C'est ce qui devait faire dire, quelques semaines plus tard, en pleine Chambre des pairs, au plus éloquent apologiste du Sonderbund, M. de Montalembert: «Oui, la défaite a été honteuse. La vérité m'arrache ce témoignage au détriment même de mes amis.» Le duc de Broglie, avant l'événement, avait le pressentiment de ce qui allait se passer; il écrivait à M. Guizot: «Il n'y a rien de si simple et de si légitime que de céder à la force; mais, quand on en est là, il ne faut pas trancher du Léonidas ni des martyrs.» (Lettre du 20 novembre 1847. Documents inédits.)

[256]: Lettre de M. de Massignac, secrétaire d'ambassade, à M. de Bois-le-Comte, en date du 29 novembre 1847, rapportée dans une dépêche de ce dernier, en date du 31 décembre 1847.

[257]: Dépêche de M. de Bois-le-Comte à M. Guizot, en date du 2 décembre 1847.

[258]: Le fait fut connu des diplomates accrédités à Paris. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1848, t. II, p. 677.)

[259]: Discours prononcé à la Chambre des pairs le 16 janvier 1848.—M. Doudan, tout sceptique qu'il fût, s'exprimait avec émotion sur les violences commises par «ces enragés de radicaux» contre «de pauvres gens qui leur étaient supérieurs devant Dieu, bien qu'ils aimassent les Jésuites»; il les qualifiait «d'indignes sauvages»; puis, à propos de l'expulsion des religieux de Saint-Bernard, l'un des hauts faits des vainqueurs, il ajoutait: «Les chiens du Saint-Bernard sont très supérieurs à ces radicaux-là, quoi qu'on en puisse dire.» (Mélanges et Lettres, t. II, p. 145 et 148.)

[260]: Journal inédit du baron de Viel-Castel, à la date du 5 décembre 1847.