Le cœur dur, l’œil distrait des beautés que je bats,

Laissant autour de moi mûrir des cercles d’onde,

Je veux à larges coups rompre l’illustre monde

De feuilles et de feu que je chante tout bas.

Arbres sur qui je passe, ample et naïve moire,

Eau de ramages peinte, et paix de l’accompli,

Déchire-les, ma barque, impose-leur un pli

Qui coure du grand calme abolir la mémoire.

Jamais, charmes du jour, jamais vos grâces n’ont

Tant souffert d’un rebelle essayant sa défense :