Sous les ponts annelés, l’eau profonde me porte,

Voûtes pleines de vent, de murmure et de nuit,

Ils courent sur un front qu’ils écrasent d’ennui,

Mais dont l’os orgueilleux est plus dur que leur porte.

Leur nuit passe longtemps. L’âme baisse sous eux

Ses sensibles soleils et ses promptes paupières,

Quand, par le mouvement qui me revêt de pierres,

Je m’enfonce au mépris de tant d’azur oiseux.

PALME

A Jeannie