La tristesse, la langueur du corps humain

M'attendrissent, me fléchissent, m'apitoient,

Ah! surtout quand des sommeils noirs le foudroient.

Quand les draps zèbrent la peau, foulent la main!

Et que mièvre dans la fièvre du demain,

Tiède encor du bain de sueur qui décroît,

Comme un oiseau qui grelotte sous un toit!

Et les pieds, toujours douloureux du chemin,

Et le sein, marqué d'un double coup de poing,

Et la bouche, une blessure rouge encor,