Tu dirais, pour un bien pourtant; mais quel énorme

Effort souvent infructueux, chair de malheur!

Chair, mystère plus noir et plus mélancolique

Que tous autres, pourquoi toi! Mais Dieu te voulut

Et tu fus, et tu vis, comment? au vent oblique

Des funestes saisons et du mal qui t'élut.

Et tu fus, et tu vis, comment! miracle frêle,

Et tu souffres d'affreux supplices pour un peu

De plaisir mêlé d'amertume et de querelle.

Oui, pourquoi toi?