Il ne se reprenait vraiment qu'en prison ou à l'hôpital; là il était bridé; c'est dans ces géhennes qu'il a composé ses poèmes mystiques; et l'on en arrive à regretter—et pour lui et pour nous—qu'il n'ait pas été plus souvent séquestré; mais voilà un souhait dont il nous eût été, de son vivant, peu reconnaissant, je suppose.
Les catholiques savent maintenant à quoi s'en tenir. Ils ont affaire à un homme plus malheureux que coupable et qui mérite toute leur pitié. Il fut un peu, de même que Villon, le faune des mauvais gîtes, mais, ainsi que lui, il eut la foi et il a magnifiquement chanté le Refuge des pécheurs, la Vierge.
Je ne veux plus penser qu'à ma Mère Marie,
Siège de la sagesse et source des pardons.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Marie immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant, qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel?
Et encore: