Trois volumes in-4o, papier, à lignes longues ; fin du XVe siècle ; reliés en veau fauve, et provenant de l'ancienne bibliothèque du président du Mesmes.

Exemplaire complet et d'une transcription fort incorrecte. Le premier volume s'arrête avec Louis-le-Débonnaire ; le second à Philippe-le-Bel, et le dernier avec le texte que nous avons suivi. Le chapitre des amours du comte Thibaud porte au lieu de Gaces Brulé le nom ridicule de Jobelibride.

Début : « Le proesme de lauteur qui translate les Croniques de France de latin en françois.

» Celui qui ceste œuvre commence a tous ceulx qui ceste histoire liront salut a nostre Seigneur. Pour ce que pluseurs grans se doubtoient de la genealogie des roys de France, de quel originel et de quelle lignie ilz sont descendus, emprist ceste œuvre a faire par le commandement de tel homme que il ne pot ne ne dot refuser ; mais pource que sa lecture et sa simplesce de son engin ne souffist mie a traictier de œuvre de si haulte histoire. »

Fin : « Et y mourut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx, et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de prinsonniers. »

No 9615 5.

Un volume in-4o, papier, lignes longues ; fin du XVe siècle ; demi-reliure, au chiffre de Louis-Philippe sur le dos ; provenant de l'ancienne bibliothèque de Baluze.

Premier volume d'un exemplaire incomplet. Le récit est poursuivi jusqu'à la fin du règne de Loys-le-jeune.

Début : « Cy commance le prologue des Croniques de France. Cil qui ceste œuvre commance. A tous ceulx qui ceste histoire lyront salut en nostre Seigneur. Pour ce que plusieurs grans se doubtoient de la genealogie des roys de France, de quel original et de quelle lignée ilz sont descendus, emprist ceste œuvre a faire par le commandement de celuy homme que il ne put ne ne dut refuser. Mais pour ce que sa lecture et la simplesce de son engin ne souffist mie a traictier œuvre de si haulte histoire, etc. »

Fin : « De cestui Phelipe désormais parlera lystoire. Et si nentrelaissera pas lystoire a parler du pere jusques a ce point quil trespassa de ce siecle. Car puis que lenfant Phelipe fu ne regna il longuement… »