—Et vous, sans doute, le héros galantin non moins que fastidieux. Mais, je vous en supplie, monsieur, vous m’obsédez, retirez-vous! Vous le savez, j’attends mon époux; je tremble à chaque instant qu’il ne vienne; partez! je vous en supplie, qu’il ne vous trouve pas ici. Épargnez-vous un esclandre, épargnez-moi une scène horrible à voir: il est si violent, si jaloux, il vous tueroit!

—Ho! ho! mais vous en faites un ogre: je suis curieux de savoir comment il me dévorera, et je demeure....

—Partez, de grâce, je vous en supplie à genoux, monsieur.... Grands-Dieux! on sonne.... C’est lui! vous êtes perdu! je vous l’avois bien dit....

—Qu’il soit le bien-venu céans.

—Que faire?...

—Ouvrez.

—Non, monsieur; je serai plus généreuse que vous n’en êtes digne, j’aurai pitié de vous: tenez, voici la porte d’un escalier secret, prenez-le; partez, fuyez!

—Partir? fuir?... Non, merci: à d’autres votre escalier dérobé, pour moi, je me plais fort ici, et n’en bougerai pas. Ouvrez à l’ogre.

—Vous le voulez? soit! Mais ne vous en prenez qu’à vous de ce qui va suivre.